Le BAC, un examen pour lui-même qui semble davantage fermer une parenthèse, que s’inscrire dans une continuité

Le BAC est pour les parents un rituel bien ancré, 93% le perçoivent comme un moyen de marquer symboliquement la fin des études secondaires. Cet examen est aussi un outil pédagogique pour 82% en préparant les élèves à passer de futurs examens. C’est enfin un moyen de contrôler les acquis des élèves en termes de compétences et connaissances. Cependant, seuls 54% des parents considèrent que le BAC est un moyen de garantir une aptitude à mener avec succès des études supérieures.

Le BAC oui mais reformé

Dès lors si 27% des répondants sont aujourd’hui favorables principalement à un maintien du BAC et 15% à sa suppression au bénéfice d’une formule sous forme de contrôle continu; la majorité est favorable à une approche mixte: un Bac composé d’un examen dont certaines épreuves seraient remplacées par le contrôle continu (58%).

La modularité ou l’allégement de l’examen plutôt que l’indifférenciation

Plus précisément, la formule qui recueille le plus de suffrages est celle de l’examen modulaire, où chaque élève choisi ses enseignements de spécialités en fonction de ce qu’il souhaite faire après (74%). L’allégement au profit du contrôle continu suscite aussi une large adhésion, avec 72% des parents qui y seraient favorables. En revanche, la suppression des filières (48% de favorables) peine à convaincre et la suppression de l’examen est refusée par 80% des répondants, dont 41% qui y sont très défavorables.

L’orientation vers le BAC une affaire de résultats scolaires et d’efficacité avant tout

Les résultats scolaires sont très largement le principal critère retenu dans l’orientation des élèves, qu’il s’agisse d’une orientation proposée (63%) ou choisie par l’élève (48%).

Le souhait de l’élève, ses goûts, sont en revanche peu pris en compte.

Ainsi, seuls 32% des parents considèrent que les élèves sont orientés selon leurs souhaits, quant ces mêmes parents déclarent à 33% qu’ils le sont selon les places disponibles dans les lycées ! Plus significatif encore, les élèves choisissent leurs filières on l’a vu en fonction de leurs résultats (48%), mais aussi de l’image des bacs et filières (35%), des matières où ils sont les meilleurs (33%) et des débouchés professionnels (33%). Domine ici nettement une logique d’efficacité, les goûts étant renvoyés avec 28% en avant dernière position.

 

Au final, le choix des filières du BAC reflète avant tout les résultats scolaires des élèves, et le BAC en lui-même valide cette orientation par un examen qui parait à beaucoup peu adapté.

Les demandes des parents portent dès lors soit :

  • sur une approche modulaire plus individualisée (au travers d’un choix par les élèves des matières de l’examen),
  • sur un examen moins vécu comme pléthorique et couperet (avec moins de matières en examen finale et plus de contrôle continu).

Ces approches brisent deux paradoxes souvent associées au BAC, d’une part son fonctionnement en « silo » qui laisse peu de place aux dimensions personnelles, d’autre part son fonctionnement trop rigide et lourd avec trop de matières à l’examen.