Sondage BVA pour MediaRH.com

Le marché du travail en France est plus que jamais soumis à l’impact de la révolution numérique. Des secteurs entiers de l’économie française vont être transformés et de nouveaux métiers vont apparaitre. Dans ce contexte, la formation professionnelle revêt une importance stratégique dans la sécurisation des parcours professionnels des actifs. L’enquête réalisée par BVA pour le club média RH fait le point sur les pratiques et la perception des salariés en matière de formation professionnelle.

Plus de la moitié des salariés indique avoir suivi une formation au cours des trois dernières années

  • 61% des salariés ont suivi au moins une formation et 12% d’entre eux indiquent en avoir suivi plus de trois. Les salariés ne sont toutefois pas égaux dans l’accès au système de formation professionnelle. Seulement la moitié des employés et ouvriers – pourtant plus vulnérables sur le marché du travail – ont suivi une formation au cours des 3 dernières années (contre 73% des cadres et professions intermédiaires).

Les salariés doutent de l’efficacité des formations concernant la sécurisation de leur parcours professionnel

  • Les salariés qui ont suivi une formation s’accordent largement pour dire qu’elle leur a permis d’acquérir des nouvelles compétences (83%). Ils sont en revanche beaucoup plus partagés concernant son impact sur leur employabilité. En effet, seulement 42% d’entre eux estiment que la formation suivie les aiderait à rebondir en cas de chômage ou favoriserait leur mobilité ou reconversion professionnelle.

Le système de formation professionnelle peine à convaincre ses bénéficiaires

  • Seulement la moitié des salariés pensent que le système de formation professionnelle est compréhensible (51%) et efficace (48%).

Bien que peu utilisé, le compte personnel de formation est salué par les salariés

  • Le compte personnel de formation – mesure emblématique du quinquennat en matière de formation professionnelle – est approuvé par la quasi-totalité des salariés (95%). Mais dans la pratique, ce dispositif peine à monter en puissance : moins de deux salariés sur 10 indiquent avoir ouvert un CPF (19%).