Enquête barométrique BVA pour Santé publique France

 

Face à l’épidémie de COVID-19 et depuis les mesures gouvernementales de confinement du 16 mars 2020, Santé publique France a lancé avec BVA un dispositif d’enquêtes en population générale afin de suivre l’évolution des comportements de prévention et de l’état de santé de la population :

  • Comment les Français réagissent-ils ?
  • Comment cette crise sanitaire inédite modifie-t-elle les comportements, les connaissances, les croyances ?
  • Quel retentissement psychologique dans la population ?
  • Quelles sont les populations les plus vulnérables pendant cette période ?

 

Depuis le 23 mars, BVA a ainsi mis en place pour Santé publique France, une enquête barométrique par internet auprès d’un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, composé de 2000 personnes.

 

Cette étude permet notamment d’observer l’impact de cette épidémie inédite et des mesures de confinement sur la santé mentale des Français et identifier les plus vulnérables. La peur de la maladie et les conditions de vie bouleversées ou plus précaires en cette période ont effectivement des conséquences sur la santé mentale des Français.

 

  • Lors de la première vague d’enquête menée du 23 au 25 mars, plus d’un quart des répondants de l’échantillon (27%) ressentaient un état d’anxiété.

 

  • Si le niveau d’anxiété de la population a diminué entre la 1ère et la 2nde vague d’étude, il reste cependant nettement supérieur (22%) à celui observé en population générale en 2017 (13,5%).

Plusieurs facteurs associés à une plus forte anxiété ont été identifiés : sexe féminin, un âge inférieur à 50 ans, le fait d’être dans une situation financière difficile, d’être actuellement en situation de télétravail, d’être parent d’enfant de 16 ans et moins, d’avoir un proche ayant des symptômes évocateurs du COVID-19, de percevoir le COVID-19 comme une maladie grave, d’avoir une mauvaise connaissance des modes de transmission du virus, de se sentir peu capable d’adopter les mesures préconisées et d’avoir peu confiance dans les pouvoirs publics.

 

Ces résultats ont confirmé l’importance, pour Santé publique France, de mobiliser les professionnels de santé et d’agir avec des dispositifs adaptés sur les facteurs qui favorisent la réduction des états anxieux.

Contact BVA


Bérengère Gall
Directrice de clientèle