Après la 67e vague diffusée en juillet dernier, nous avions suspendu notre baromètre de suivi du moral des français, espérant tous aborder la rentrée pleinement tournés vers la relance.

Nous y revoilà. Cette nouvelle phase ne ressemble que partiellement à celle du premier confinement : la surprise est moins grande et les chamboulements du quotidien mieux maîtrisés. En revanche, le tissu économique et social a déjà été fragilisé, la contestation des mesures se fait plus entendre.

Nous avons donc décidé de relancer notre baromètre et de l’adapter à la nouvelle conjoncture :

  • Comme avant l’été, nous pensons qu’il est de notre mission de vous éclairer durant cette période inédite et comme avant, nous vous réservons la primeur de ces résultats !
  • Nous allons suivre conjointement 3 pays européens (France, UK et Italie), particulièrement impactés et où les politiques de soutien et de restrictions sont très différentes.
  • Dans le contenu, nous conservons bien sûr nos principaux indicateurs de suivi du moral et creuserons désormais à chaque vague des aspects relatifs aux nouveaux comportements et attentes.

Des perspectives négatives, quel que soit le pays :

  • Les Français se montrent les plus pessimistes avec 72% qui estiment que dans cette crise « le pire est devant nous ». Alors même que nous sommes à nouveau confinés, seuls 8% des sondés pensent que le « pire est derrière nous ». 
  • On observe des inquiétudes similaires en Italie (59% des Italiens pensent que le pire nous attend) et en Grande-Bretagne (61%) même si le pessimisme est moins marqué qu’en France.

 

Une confiance modérée dans les gouvernements nationaux pour faire face à la crise : 

  • Les Français sont également les plus critiques : 70% d’entre eux n’ont pas confiance dans la façon dont le gouvernement gère cette crise.
  • En Grande-Bretagne, la défiance à l’égard du gouvernement de Boris Johnson est également majoritaire (61%) tandis qu’en Italie, la confiance est majoritaire d’une courte tête (51%).

 

Les résultats de notre baromètre témoignent de craintes massives sur le plan économique :

  • 8 Français sur 10 se déclarent inquiets en ce qui concerne la situation économique de la France, dont 40% « très inquiets ». L’inquiétude est presque aussi forte en Grande-Bretagne et en Italie.
  • Les individus sont en revanche plus confiants en ce qui concerne la situation financière de leur foyer (dichotomie classique) : la confiance est en effet légèrement majoritaire en France (53%) et plus marquée encore en Grande-Bretagne (66%) et en Italie (61%).
  • Une proportion non négligeables d’actifs se montrent inquiets quant à la capacité de leur entreprise à faire face à la crise : près de 4 actifs sur 10 en France (38%), 3 sur 10 en Grande-Bretagne (30%) et en Italie (29%).

 

Pour autant, la crise sanitaire et ses conséquences économiques n’ont pas relégué au second plan les enjeux environnementaux et sociaux :

  • Une majorité de Français et d’Italiens déclarent avoir changés leurs achats et leur comportement au cours des 12 derniers mois pour soutenir la durabilité environnementale. C’est moins vrai en Grande-Bretagne.
  • Les changements sont également marqués, y compris en Grande-Bretagne, pour soutenir la durabilité sociale.

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Adelaïde Zulfikarpasic