Le débat autour de la « Transformation du système de santé » organisé le 28 juin dernier dans le cadre des Contrepoints de la Santé avait pour invités deux duellistes : d’un côté, Olivier Véran, neurologue, député (LREM) de l’Isère et rapporteur général de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale ; de l’autre, Jean-Carles Grelier, avocat, député de la Sarthe et spécialiste des questions de santé au sein du groupe des Républicains à l’Assemblée nationale.

Rien de très nouveau sous le soleil mais une ritournelle à la longue contre-productive pour Olivier Véran : « Ce discours volontiers relayé par les politiques sur un système qui serait à bout de souffle et qu’il faudrait réformer est anxiogène pour une partie de la population. » Et de déplorer que l’on banalise le Reste à charge zéro, rebaptisé par la grâce de la sémantique, le 100 % santé, l’une des promesses majeures du candidat Macron, aussitôt dite, presque aussitôt faite, un an après son entrée à l’Élysée.

Se refusant à se livrer à « une condamnation générale de ce qui se fait aujourd’hui » car « on n’est pas dans un mauvais système de santé », Jean-Carles Grelier verse dans l’incantatoire, demande que l’on « parle de santé et non pas exclusivement de soins » mais également que l’on « remette le patient au cœur du dispositif ».

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Un quart des Français, en particulier les ouvriers et les non diplômés, ne s’estiment pas pris en charge comme il le faudrait. Par ailleurs, les deux tiers estiment que le système de santé s’est dégradé au cours des dernières années.

Leurs attentes sont, par ordre d’importance, le développement des soins de proximité, l’instauration du reste à charge zéro, une réelle pertinence des soins et son corollaire, des mesures destinées à éviter le gaspillage et les actes redondants. Ce qui passe, pêle-mêle, par la réduction des inégalités sociales, une meilleure organisation des professionnels de santé ou encore, l’essor de de la digitalisation.

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Odile Peixoto